Wiki Verlan

Avant de vous lancer dans les méandres de cette sombre histoire de brachyoures au cœur de ce hameau, l’heure est venue de vous en présenter les protagonistes principaux nichés parmi la grosse centaine d’âmes damnées de ce bled de pierres et de torchis.

Les affidés :

Anthime : Le chef de village, le monarque de cette population. En place depuis plus longtemps que remonte le disque dur de l’antique ordinateur de la bibliothèque, il est très vieux, comme en attestent son visage fripé et ramolli, ses mains tremblantes et sa calvitie sur le haut du crâne. Mais son regard perçant dénonce une intelligence encore vive, et un esprit alerte.

Jacquouille : fidèle bras droit d’Anthime depuis des temps immémoriaux, il n’a pas son pareil pour encenser l’inutile et voir l’importance des petites choses. Bipolaire, il est capable de sombrer dans une profonde léthargie, avant de partir dans des quêtes absolument désespérées sur un coup de tête, toutes griffes dehors, et la moustache au vent.

Monica : Grande et mince, ce pusillanime bubon tient un poste de choix dans la hiérarchie Verlanienne. N’aimant pas l’esclandre, elle fait juste tout ce qu’il faut pour garder son petit cul au sec, et sa place au chaud bien peinarde. Certains pensent qu’elle est une sorte de chat qui retombe toujours sur ses pattes, alors qu’elle est juste atteinte de mythomanie purulente et maladive.

Antoine : Sa figure rouge boursoufflée par l’abus de Beaujolais, et sa coiffure constamment en désordre ne peuvent cacher un regard vide et fuyant, faute à une consommation abondante de psychotropes, qu’il prend de façon régulière pour masquer une tendance à la cacochymie. Habite un placard, et se sent bien dedans…

Paô-Paô : Tétragone de forme oblongue, il a les dents qui rayent le parquet de l’étage du dessous, l’air mauvais et le postérieur protubérant. Pour assouvir son ambition démesurée, il a ouvert sur les réseaux sociaux le fan-club des supporters d’Anthime. Apparemment, ça marche, même si une grande partie de la population Verlanienne le déteste.

Germain : autre membre de l’association des affidés d’Anthime, il cumule la triple compétence idoine. Hypocrite, lunatique et menteur, ce vieux garçon depuis quarante ans ne désespère pas de trouver une gueuse qui acceptera de partager sa vie pleine de non-sens et de se faire regarder de haut à longueur de journée.

La résistance :

Apolline : De curieuse naissance, puisque sans père, elle a été enfantée par une mère qui dès lors a sombré dans la cleptomanie et une émétoaérosagophilie galopante. Cette personne de très petite taille, quasiment naine, a toujours plus brillé par son intellect que par son physique. Spécialiste des réseaux de communications à Verlan, elle aime surtout la lecture, les fromages à pâte molle et les santons de porcelaine.

Angus : L’homme de la maréchaussée, seul représentant de cette corporation dans ce bled minuscule, fait aussi office de livreur de pizza dès que le soleil se couche. Bel éphèbe au corps d’apollon, le « blond » est capable de rendre malade bien des têtes et saigner bien des cœurs. Sauf que c’est rarement à son avantage.

Wilma-Jane : La lavandière du patelin n’a pas sa langue dans sa poche. Bosseuse et discrète, tant que personne ne lui cherche des noises, il lui arrive de déjecter un vocabulaire à faire pleurer des larmes de sang à un conducteur de diligence. Les idées bien affirmées, tous ses ennemis mortels finiront au fond de son lavoir, un savon de Marseille coincé dans le fondement.

Dimitry : Il est grand et atteint d’une paranoïa galopante. Il a la chevelure sombre et le regard d’acier. Il a des muscles partout partout et un passeport soviétique. Il fait tourner toutes les têtes à Verlan, surtout les femmes qui rêvent de lui la nuit. Quand aux hommes, ils pensent que c’est un membre du KGB envoyé en mission dans leur village pour le punir d’exactions passées.

Les autres :

Violetta : L’enfant magique du village. Elle mange comme quatre, et n’accumule pas un gramme de graisse. Gentille et affable, elle vient en aide aux personnes âgées pour faire les courses ou passer chez l’apothicaire. Ses longs cheveux violets s’illuminent quand elle chante, ce qui est vachement pratique pour lire la nuit.

le révérend Coeurenjoie : Sénégalais, ancien éleveur de chameau dans son pays, curé, pasteur, conducteur du train de touristes, et accoucheur officiel du village. Il sait tout, fait tout, a tout connu, et ne manque pas de raconter ses histoires « de son pays » à qui veut, ou ne veut pas…

Brandine : C’est la femme du facteur. Elle est enceinte 9 mois par an… Elle a le phrasé d’un paysan auvergnat, fume comme un pompier et ne jure que par les émissions de télé réalité. Elle ne sait pas compter, ce qui fait qu’elle perd régulièrement un ou plusieurs de ses douze enfants.

Marc-Aurèle : de l’empereur romain, il ne lui manque que le vaste territoire et la garde prétorienne. Il a le port altier, le nez au vent et le verbe mielleux. Membre discret de la haute société de Verlan, il essaye tant bien que mal de se rendre important, multipliant les sourires captieux à tous ses alliés de circonstance.

Robert : l’homme de loi du village est un incorruptible, un vrai. D’un physique aussi banal que sa tenue, il ne verse ni dans l’esbroufe, ni dans la fantaisie. Il fait son boulot, et il le fait bien. Ce qui exaspère bien souvent les hautes instances du village, qui savent qu’avoir un juge dans leur clan améliorerai rudement leurs petites affaires

Mamie Carnet : Pauvre vieille femme seule et isolée. Boulotte, ses grands yeux ornent une paire de cernes qui lui tombent jusqu’au milieu des joues, pratique pour soutenir sa paire de lunettes aux verres si épais qu’ils pourraient arréter un coup de fusil à pompe. Ne communique que grace à son carnet, et c’est déjà bien suffisant, tant elle n’aime personne.

Joey : De son vrai prénom Joséphine, c’est la tenancière du pub O’Macadam. Femme émaciée au physique sec et anguleux, elle ne semble avoir ni d’âge ni de sexe. Ses yeux globuleux atteints d’un léger strabisme donnent l’impression de ne jamais vous regarder en face, sa coupe au bol et le duvet fourni qui lui recouvre la lèvre supérieure ne font que renforcer cet état de fait.

Charlie : ancien coéquipier d’Apolline au village, il s’est libéré de cet endroit sordide, délivré loin de là afin de trouver un cadre de vie plus propice à son développement familial. Tenu au courant des évènements tragiques secouant le hameau par ses contacts au sein du patelin, il suit avec intérêt les tribulations de ses amis, de loin, ou pas tant que ça…

Dalida : Longue gigue au visage aussi expressif qu’une entrée de cimetière, elle n’a pas son pareil pour jeter un froid glacial dès qu’elle pénètre dans une pièce. Son rire tonitruant rappelle ces grands méchants des films pour enfants. Sans explication aucune, il est capable de se mettre à chanter ou à danser sur un air de la fameuse star du même nom, ce qui est une expérience des plus pénibles à subir.

Heickel et Jeickel : les frères jumeaux du patelin. Nés le même jour, de la même mère, ils ont la particularité de ne pas du tout se ressembler. Heickel est grand et costaud, alors que Jeickel est petit au physique émacié. Ils vivent leur vie un peu en marge de la société de Verlan, mis au banc par Anthime, qui les accuse régulièrement de sorcellerie, à tort ou à raison. L’explosion de la Tour va les faire sortir de leur isolement, et il se pourrait qu’ils aient leur mot à dire sur la suite des évènements… Le doux surnom d’Heickel est « princesse », mais même pas lui ne sait vraiment d’où ça vient…